________________________________________
Certains étudiants font fortune sur le dos de leurs camarades d’amphithéâtre
Après les violents affrontements entre étudiants et forces de l'ordre qui ont fait deux blessés graves du côté des campusards ,le campus social est rythmé par le paiement des nouvelles attributions. Un moment propice pour se faire argent avec la corrruption qui ne cesse de gagner de terrain au sein du temple du savoir.Ce,certains étudiants n'hésitent pas à débourser de l'argent pour se faire payer.
Vendredi 07 avril 2010.Il est 07heures au campus social de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar ( UCAD).Le soleil commence déjà à darder ses rayons sur quelques étudiants ,massés devant le restaurant Self pour prendre le petit déjeuner.
En face,se trouve le pavillon D,,juste à côté de la mosquée.Cet immeuble abrite derrière lui,en face de la troisième salle du restaurant Argentin,le guichet de paiement des étudiants du département d'anglais.
De petits groupes commencent déjà à se former.Certains sont assis sur des "bancs jaxlé",d'autres sont restés debout,attendant l'arrivée du gérant de la liste de paiement.Cette dernière est composée de plusieurs lots,dont chacun d'eux est constitué de dix (10) étudiants.
Quelques instants après ,arrive un étudiant,grand de taille,vêtu de jean noir et d'un tressis.C'est la ruée vers le jeune bonhomme de ces centaines d'étudiants qui essaient chacun de lui remettre sa carte d'étudiant mais Mbaye,puisque c'est de lui qu'il s'agit,semble les ignorer pour le moment.Il prépare l'appel qui permet,selon lui,de vérifier les absences mais certains ne l'entendent pas de cette oreille car selon eux ,il veut en profiter pour inserrer quelques étudiants,moyennant une somme d'argent."C'est un corrompu,il veut vendre nos places à certains individus qui ont la paresse de venir s'inscrire",martèlent -ils.Mais Mbaye semble ne pas prêter attention à leurs contestations.Abdou thiam ! Ibrahima ...!Modou....,....!, apelle t-il."Barre-les s'ils sont absents,il y a beaucoup d'étudiants non inscrits" lui suggèrent quelques-uns,soucieux de se faire une place.
Séne,l'un des absents qui viennent d'arriver,solder ses comptes avec le gérant."Pourquoi barres tu mon nom! Toi, tu n'est pas digne d'un étudiant,tu me fais vomir",martelle t-il.Des propos que Mbaye trouve déplacés."Laissez-moi ,je vais le tuer ce goss.Je ne sius pas ton alter égo" lâche t-il.Mais l'homme fort du jour n'arrive pas à s'échapper des mains de quelques étudiants venus s'interposer entre les deux antagonistes.Cependant,ils parviennent à se calmer.
Mbaye",est ce qu'on peut se voir un instant",crie un étudiant qui se trouve à une dizaine de mètres du guichet.Les hommes se sont restés longtemps en aparté,mais tout semble être règlé, avec le visage tout souriant de l'étudiant.A la question de savoir du but de leur entretien,il avance "Vous savez,ici tout est question de business.Je lui ai demandé simplement de me mettre quelque part,en moyennant quelque chose",confie-il.
Au pavillon I,la situation est la même.Des étudiants,chemisier à la main,yeux rivés sur le guichet,attendent l'arrivée du payeur.A. Guèye,étudiant à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (Faseg) dit avoir passé la nuit au guichet."Je suis là depuis hier.De plus,j'ai payé trois mille francs pour figurer sur le lot 2",laisse t-il entendre.
Une situation,en plus des besoins de tout genre et de mauvaises conditions,pousse certains étudiants à sortir de l'argent pour se faire payer.Un phénomène qui prend de l'ampleur de plus en plus dans tous les guichets de l'Université.
Idrissa Sow cesti
jeudi 13 mai 2010
mardi 4 mai 2010
Visite de la Gouverneure Générale du Canada au Cesti
Michaelle Jean pense que " le métier de journaliste a besoin d’une éthique, de la responsabilité citoyenne».
" L’engagement et la rigueur des journalistes pour ne pas donner de force à l’afro-pessimisme d’une Afrique pourtant riche de tout et surtout de ses enfants. la responsabilité citoyenne d’informer est un acte de rigueur et d’engagement",tels sont les propos de la Gouverneure Générale qui ouvrait le panel qui portait sur le thème « le rôle des médias dans l’émergence d’une nouvelle Afrique». La cérémonie s’est déroulée en fin de matinée à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar,ce vendredi 16 avril.
Introduisant la table ronde sur "le rôle des médias dans l’émergence d’une nouvelle Afrique",la Gouverneur générale du Canada appelle les journalistes à l’engagement et à la rigueur pour ne pas donner de force à l’afro-pessimisme d’une Afrique pourtant riche de tout et surtout de ses enfants. La responsabilité citoyenne d’informer est un acte de rigueur et d’engagement,a t-elle martelé. Mme la Gouverneure générale du Canada a,pour appuyer ses propos, cité des exemples très pathétiques des conditions de travail des journalistes dans son pays natal, Haïti. Elle y était au cours d’un travail qu’elle faisait pour son organe canadien. «Les journalistes travaillent sans moyens. Ils marchaient plusieurs kilomètres pour rencontrer les populations, dans un pays où le travail de journaliste n’est pas trop permis», a-t-elle laissé entendre. "Des personnes engagées y ont même perdu leur vie"..Pourtant ces gens continuent d’informer parce que pour Michaëlla Jean, le journalisme doit être un état de vigilance pour empêcher qui que ce soit d’abuser des concitoyens. Et c’est en cela que ce travail doit se faire correctement. C’est pourquoi, «c’est là que ce métier de journalisme a besoin d’une éthique, de la responsabilité citoyenne». Car, il faut le dire, a noté Mme la Gouverneure générale du Canada, "c’est pour le devoir de mémoire, de combat contre la différence et contre l’ignorance. Mieux, il est, aussi, le chemin le plus sûr pour se sortir de la misère." Ainsi, elle se dit convaincue "qu’informer est un devoir". C'est auprès de ces journalistes que j'ai connu la force de tenir le micro"
L’ancienne journaliste et animatrice de télévision estime que "l’éducation est le moyen le plus puissant d’affranchissement". Pour étayer ses propos, la native d’Haïti a cité l’ancien Président du Sénégal, le poète, Léopold sédar Senghor. «Nul doute que la scolarisation et l’éducation sont des formes d’investissement humains les plus aboutis », a-t-elle déclaré. C’est dans cette logique que Michaëlla Jean a cru que le Président Senghor a très tôt été habité par la démocratie. Et en créant le Centre des sciences et techniques de l’information (CESTI) en 1965, il voyait en lui le centre de formation des gardiens de la démocratie, pour faire progresser le développement de l’Etat de droit.
Mame Less Camara,enseignanat au Cesti et l'un des panelistes du jour,est revenu sur l'historique de la presse au Sénégal.A l'en croire, la création de la première impremerie à Saint-Louis du Sénégal en 1856 a joué un role important dans l'évolution de la presse au Sénégal.Et de quelle manière?
"D'une part,elle a permis à la presse de trouver un terrain pour se perenniser et d'autre part elle lui a permis de disposer un moyen pour circuler ou s'amplifier à travers le pays", a t-il argué.
Son Excellence la Gouverneure Générale a par ailleurs salué la coopération sénégalo-canadienne avant de magnifier la pertinence des panélistes.
Idrissa Sow
" L’engagement et la rigueur des journalistes pour ne pas donner de force à l’afro-pessimisme d’une Afrique pourtant riche de tout et surtout de ses enfants. la responsabilité citoyenne d’informer est un acte de rigueur et d’engagement",tels sont les propos de la Gouverneure Générale qui ouvrait le panel qui portait sur le thème « le rôle des médias dans l’émergence d’une nouvelle Afrique». La cérémonie s’est déroulée en fin de matinée à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar,ce vendredi 16 avril.
Introduisant la table ronde sur "le rôle des médias dans l’émergence d’une nouvelle Afrique",la Gouverneur générale du Canada appelle les journalistes à l’engagement et à la rigueur pour ne pas donner de force à l’afro-pessimisme d’une Afrique pourtant riche de tout et surtout de ses enfants. La responsabilité citoyenne d’informer est un acte de rigueur et d’engagement,a t-elle martelé. Mme la Gouverneure générale du Canada a,pour appuyer ses propos, cité des exemples très pathétiques des conditions de travail des journalistes dans son pays natal, Haïti. Elle y était au cours d’un travail qu’elle faisait pour son organe canadien. «Les journalistes travaillent sans moyens. Ils marchaient plusieurs kilomètres pour rencontrer les populations, dans un pays où le travail de journaliste n’est pas trop permis», a-t-elle laissé entendre. "Des personnes engagées y ont même perdu leur vie"..Pourtant ces gens continuent d’informer parce que pour Michaëlla Jean, le journalisme doit être un état de vigilance pour empêcher qui que ce soit d’abuser des concitoyens. Et c’est en cela que ce travail doit se faire correctement. C’est pourquoi, «c’est là que ce métier de journalisme a besoin d’une éthique, de la responsabilité citoyenne». Car, il faut le dire, a noté Mme la Gouverneure générale du Canada, "c’est pour le devoir de mémoire, de combat contre la différence et contre l’ignorance. Mieux, il est, aussi, le chemin le plus sûr pour se sortir de la misère." Ainsi, elle se dit convaincue "qu’informer est un devoir". C'est auprès de ces journalistes que j'ai connu la force de tenir le micro"
L’ancienne journaliste et animatrice de télévision estime que "l’éducation est le moyen le plus puissant d’affranchissement". Pour étayer ses propos, la native d’Haïti a cité l’ancien Président du Sénégal, le poète, Léopold sédar Senghor. «Nul doute que la scolarisation et l’éducation sont des formes d’investissement humains les plus aboutis », a-t-elle déclaré. C’est dans cette logique que Michaëlla Jean a cru que le Président Senghor a très tôt été habité par la démocratie. Et en créant le Centre des sciences et techniques de l’information (CESTI) en 1965, il voyait en lui le centre de formation des gardiens de la démocratie, pour faire progresser le développement de l’Etat de droit.
Mame Less Camara,enseignanat au Cesti et l'un des panelistes du jour,est revenu sur l'historique de la presse au Sénégal.A l'en croire, la création de la première impremerie à Saint-Louis du Sénégal en 1856 a joué un role important dans l'évolution de la presse au Sénégal.Et de quelle manière?
"D'une part,elle a permis à la presse de trouver un terrain pour se perenniser et d'autre part elle lui a permis de disposer un moyen pour circuler ou s'amplifier à travers le pays", a t-il argué.
Son Excellence la Gouverneure Générale a par ailleurs salué la coopération sénégalo-canadienne avant de magnifier la pertinence des panélistes.
Idrissa Sow
Les étudiants de première année battent le macadam.
L’université Cheikh Anta Diop a été, ce mercredi 28 avril, le théâtre de violents affrontements entre forces de l’ordre et étudiants de première année. C’es derniers , non contents du retard des paiements des nouvelles attributions, ont détourné deux bus Dakar Dem Dikk et contraint le service du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD) à fermer les restaurants
.
Quand Dieu veut quelque chose, il crée les conditions, dit l’adage mais pour l’étudiant puisqu’il n’est pas dieu,il part au front. Et les nouveaux bacheliers l’ont bien prouvé ce mardi 27avril aux environs de 22h.Las d’attendre des bourses qui tardent à tomber, ils n’ont trouvé d’autres alternatives que de déverser leur bile sur les bus Dakar Dem Dikk (3D) et sur les pauvres passagers, une façon de se faire entendre par les autorités.Motivés jusqu’aux bouts des ongles, les étudiants détournent deux bus 3D avant de demander aux chauffeurs de les garer devant le pavillon B.Non satisfaits de ce qu’ils viennent de faire, ils crèvent les pneus.
Mercredi 28 avril. Il est 6h de matin, tout le monde se prépare pour le petit déjeuner. Surgis on ne sait d’où, les grévistes forment de petits groupes. Cette fois ils décident de passer à la vitesse supérieure .Et,c’est les restaurants universitaires qui sont pris d’assaut .Sûrs de leur supériorité numérique,les révoltés parviennent , d’un coup,à envahir les restaurants malgré la forte résistance des vigiles.C’est la casse totale.Tasses réduites en poussières ,cuillères et coûteaux cassés. « Ce n’est pas normal, la casse peut être fatale pour nous puisque les restaurants nous arrangent, nous tous » ,lâche Ibou Faye étudiant en 3ème année à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (Faseg) .
A 7h, fatigués d’attendre la réouverture des restaurants, quelques étudiants envahissent les boutiques et les vendeurs de « café touba ».Comme l’occasion fait le larron,ces vendeurs se frottent les mains.Amadou Dia,boutiquier sis à côté du pavillon I, soutient que le front lui a permis d’écouler tous les stocks de pains et de café en une seule journée.Hé Dia !jaay ma.. !( Hé Dia ! vends –moi). Dia ! donne moi du café… !Boy !je suis le premier, donne moi…je dois partir à la fac, crient –ils, pressés de prendre leur petit dejeuner de peur de rater leurs cours. Mais c’est sans compter avec la détermination des grévistes qui envahissent les amphithéatres pour faire sortir leurs camarades.Et tout le monde de se diriger vers la grande porte de l’Université en face de l’avenue Cheikh Anta Diop.C’est la grande offensive.C’est l’histoire du chat et de la souris qui commence entre étudiants et éléments du groupement mobile d’intervention (Gmi).Et aux étudiants d’ouvrir les hostilités.La riposte ne se fait pas attendre. Aux éléments du gmi de larguer des bombes lacrymogènes.Pan ! Pan ! Pan…. pan ! détonnent les coups de balles en caoutchouc.C’est le sauve-qui-peut. Woy sama ndèye (cri de détresse) ! ,crie un étudiant touché,qui voulait sortir par la grande porte.De l’autre côté, près du pavillon N,des dames cherchent désespérément une sortie mais elles seront laissées passer ,après quelques minutes de panique.
Devant le pavillon, se constitue une masse d’étudiants, venus observer le front.Avancez jusqu’au pavillon PM !regardez devant vous ,il y a un thioy (flic), crient –ils à l’endroit de leurs camarades.
Après deux heures de temps d’échauffourées, les grévistes se replient au niveau du pavillon Q. »Il est 12h ,il faut qu’on aille voir de quoi mettre dans le ventre,suggère l’un des étudiants assis sous l’arbre tout près de la boutique qui fait face au pavillon .Et d’un coup,poursuivis par on ne sait quoi,ils se dirigent,d’un bloc,vers le restaurant argentin,devant lequel se trouvent quelques vigiles qui voulaient les empêcher d’entrer. Peine perdue puisque la supériorité est passée par là. C’est ainsi qu’ils se servent par eux-mêmes.Tey nguenté toubab la (aujourd’hui,c’est entrée gratuite) ,lance un étudiant.Ils sont suivis par les étudiants qui étaient dans les rangs,attendant d’être servis.Créant ainsi un désordre monstre.Néanmoins les vigiles parviennent à mettre de l’ordre .
Tout le monde étant servi sans un ticket, c’est l’heure de regagner les chambres pour se reposer dans l’espoir d’être payé dans les jours à venir, suite à l’intervention de la direction des bourses.
IDRISSA SOW
.
Quand Dieu veut quelque chose, il crée les conditions, dit l’adage mais pour l’étudiant puisqu’il n’est pas dieu,il part au front. Et les nouveaux bacheliers l’ont bien prouvé ce mardi 27avril aux environs de 22h.Las d’attendre des bourses qui tardent à tomber, ils n’ont trouvé d’autres alternatives que de déverser leur bile sur les bus Dakar Dem Dikk (3D) et sur les pauvres passagers, une façon de se faire entendre par les autorités.Motivés jusqu’aux bouts des ongles, les étudiants détournent deux bus 3D avant de demander aux chauffeurs de les garer devant le pavillon B.Non satisfaits de ce qu’ils viennent de faire, ils crèvent les pneus.
Mercredi 28 avril. Il est 6h de matin, tout le monde se prépare pour le petit déjeuner. Surgis on ne sait d’où, les grévistes forment de petits groupes. Cette fois ils décident de passer à la vitesse supérieure .Et,c’est les restaurants universitaires qui sont pris d’assaut .Sûrs de leur supériorité numérique,les révoltés parviennent , d’un coup,à envahir les restaurants malgré la forte résistance des vigiles.C’est la casse totale.Tasses réduites en poussières ,cuillères et coûteaux cassés. « Ce n’est pas normal, la casse peut être fatale pour nous puisque les restaurants nous arrangent, nous tous » ,lâche Ibou Faye étudiant en 3ème année à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (Faseg) .
A 7h, fatigués d’attendre la réouverture des restaurants, quelques étudiants envahissent les boutiques et les vendeurs de « café touba ».Comme l’occasion fait le larron,ces vendeurs se frottent les mains.Amadou Dia,boutiquier sis à côté du pavillon I, soutient que le front lui a permis d’écouler tous les stocks de pains et de café en une seule journée.Hé Dia !jaay ma.. !( Hé Dia ! vends –moi). Dia ! donne moi du café… !Boy !je suis le premier, donne moi…je dois partir à la fac, crient –ils, pressés de prendre leur petit dejeuner de peur de rater leurs cours. Mais c’est sans compter avec la détermination des grévistes qui envahissent les amphithéatres pour faire sortir leurs camarades.Et tout le monde de se diriger vers la grande porte de l’Université en face de l’avenue Cheikh Anta Diop.C’est la grande offensive.C’est l’histoire du chat et de la souris qui commence entre étudiants et éléments du groupement mobile d’intervention (Gmi).Et aux étudiants d’ouvrir les hostilités.La riposte ne se fait pas attendre. Aux éléments du gmi de larguer des bombes lacrymogènes.Pan ! Pan ! Pan…. pan ! détonnent les coups de balles en caoutchouc.C’est le sauve-qui-peut. Woy sama ndèye (cri de détresse) ! ,crie un étudiant touché,qui voulait sortir par la grande porte.De l’autre côté, près du pavillon N,des dames cherchent désespérément une sortie mais elles seront laissées passer ,après quelques minutes de panique.
Devant le pavillon, se constitue une masse d’étudiants, venus observer le front.Avancez jusqu’au pavillon PM !regardez devant vous ,il y a un thioy (flic), crient –ils à l’endroit de leurs camarades.
Après deux heures de temps d’échauffourées, les grévistes se replient au niveau du pavillon Q. »Il est 12h ,il faut qu’on aille voir de quoi mettre dans le ventre,suggère l’un des étudiants assis sous l’arbre tout près de la boutique qui fait face au pavillon .Et d’un coup,poursuivis par on ne sait quoi,ils se dirigent,d’un bloc,vers le restaurant argentin,devant lequel se trouvent quelques vigiles qui voulaient les empêcher d’entrer. Peine perdue puisque la supériorité est passée par là. C’est ainsi qu’ils se servent par eux-mêmes.Tey nguenté toubab la (aujourd’hui,c’est entrée gratuite) ,lance un étudiant.Ils sont suivis par les étudiants qui étaient dans les rangs,attendant d’être servis.Créant ainsi un désordre monstre.Néanmoins les vigiles parviennent à mettre de l’ordre .
Tout le monde étant servi sans un ticket, c’est l’heure de regagner les chambres pour se reposer dans l’espoir d’être payé dans les jours à venir, suite à l’intervention de la direction des bourses.
IDRISSA SOW
mardi 13 avril 2010
APS
Agence de Presse Sénégalaise
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Accueil du site > Francais > Revue de Presse > La politique et l’exploitation minière en exergue
SENEGAL-PRESSE-REVUE
La politique et l’exploitation minière en exergue
Dakar, 13 avr (APS) -
mardi 13 avril 2010, par Boubacar Kante
Les sujets se rapportant à l’actualité politique sont les plus abondamment évoqués mardi par les quotidiens, dont certains s’intéressent en même temps aux questions relatives à l’exploitation minière, à la faveur de l’ouverture à Dakar de la première édition du Salon international des mines.
Le quotidien L’Observateur ouvre ainsi son édition sur la loi sur la parité absolue entre hommes et femmes pour l’accès aux fonctions électives dont le décret a été signé par le président de la République Abdoulaye Wade.
L’Observateur renseigne à cet égard qu’un projet de loi a été déposé à l’Assemblée nationale, qui précise que ‘’toute liste qui ne prendrait pas en compte cette parité sera disqualifiée’’ pour les compétitions électorales.
Sud Quotidien se demande si le Manifeste citoyen pour la refondation du pays, dont Serigne Mansour Sy Djamil est l’un des responsables, va faire jonction avec l’opposition, vu que l’un et l’autre militent pour que l’alternance soit alternée.
’’Le Comité d’initiative dudit manifeste avait invité samedi les citoyens à s’approprier ce document pour la refondation du pays, avant d’entamer une visite chez les leaders de l’opposition’’, selon Sud Quotidien.
Pendant ce temps, Thiey Le Journal estime que ‘’le feu couve réellement sous la cendre’’ au Parti socialiste (PS, opposition), en parlant de ‘’divergences’’ entre certains responsables de ce parti qui peineraient, selon la presse, à s’accorder sur la personne qui porterait la candidature de ce parti à la prochaine présidentielle.
‘’Ce qui se passe est une manifestation de la démocratie qui existe dans notre parti’’, avait réagi le premier responsable du PS, Ousmane Tanor Dieng, mais ‘’la vérité c’est qu’il y a réellement +danger+ à la maison du Parti socialiste’’ où Khalifa Sall, nouvellement porté à la mairie de Dakar, ‘’prend de l’épaisseur’’.
Le quotidien Rewmi évoque à sa une les bonnes feuilles d’un ouvrage que l’ancien ministre Assane Diagne s’apprête à publier et qui s’intitulerait ‘’la République, l’Etat et le nouveau pouvoir’’, selon le journal.
Entre politique et faits de société, Le Quotidien annonce que le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse (CDEPS qui réunit les patrons de presse) sert une sommation interpellative au ministre de la Communication Moustapha Guirassy, pour l’amener à rendre public, dans un délai de 8 jours, l’arrêt de répartition de l’aide à la presse de l’exercice 2009.
Walfadjri ouvre sur la première édition du Salon international des mines de Dakar (SIM 2010), qui se poursuit à Dakar, en rapportant que le président Wade, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, ‘’dénonce la concurrence des étrangers’’ dans l’exploitation minière.
Sur le même sujet, Le Soleil indique le président Wade a demandé que les populations locales puissent bénéficier de 20 pour cent des revenus tirés de l’exploitation minière, plaidant pour ‘’une concertation internationale sur les mines pour redéfinir les rapports entre les gouvernements et les sociétés minières’’.
Le Populaire et Kotch s’intéressent aux faits divers, le premier rapportant qu’un ‘’sans-papiers’’ sénégalais vivant en Italie et ‘’présenté comme un violent’’, a été arrêté pour avoir cambriolé 19 pharmacies à Milan.
Kotch lui donne le beau rôle à un autre émigré, un financier établi aux Etats-Unis depuis 32 ans, qui réclame un demi milliard de francs CFA à un avocat sénégalais qu’il avait chargé de l’achat d’une maison.
Le football et la lutte se partagent l’intérêt des quotidiens sportifs, à l’image de Walf Sports ouvrant sur ‘’les Lions qui marchent vers le titre’’. Le journal cite ainsi Mamadou Niang et Souleymane Diawara, de l’Olympique de Marseille, en tête de la Ligue française.
Stades interroge Moussa Sow sur la vie au sein de la Tanière, l’antre des Lions du football. ‘’Les histoires de clan sont derrière nous’’, confie au journal l’attaquant de Rennes, une équipe de la Ligue 1 française.
Sunu Lamb, quotidien spécialisé dans l’actualité de la lutte, s’interroge à propos du crédit qu’il faut donner au mystique, après la défaire de Modou Lô et d’Ama Baldé. Les deux lutteurs sont considérés comme faisant partie des acteurs ayant le plus recours au mystique.
Selon Le Matin, l’irruption du fisc dans l’arène, au-delà du débat que cela suscite, ‘’lève aussi un coin du voile sur certaines pratiques qui ont cours dans l’arène, dont le fait de publier des cachets loin des réelles sommes versées au CNG, les dessous-de-table, la nébuleuse autour du contrat de sponsoring ou les fausses déclarations de certains promoteurs sur les recettes gagnées par-ci et par-là’’.
P.-S.
BK/AD
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* Les sujets politiques en priorité
* L’Initiative ‘’Suxali Jaboot’’ en vedette
* Le Monument de la Renaissance encore au devant de l’actualité
* Les quotidiens se réjouissent de la baisse du coût de l’hémodialyse
* Divers sujets à la une des quotidiens dakarois
* Les journaux saluent le succès de Wade et la victoire de Yékini
* Le Monument de la Renaissance africaine et les nouveaux locaux de Walf à la une
* Le racket sur les routes à la une
* La situation en Casamance à la une
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SENEGAL-PRESSE-REVUE
La politique et l’exploitation minière en exergue
Dakar, 13 avr (APS) -
mardi 13 avril 2010, par Boubacar Kante
Les sujets se rapportant à l’actualité politique sont les plus abondamment évoqués mardi par les quotidiens, dont certains s’intéressent en même temps aux questions relatives à l’exploitation minière, à la faveur de l’ouverture à Dakar de la première édition du Salon international des mines.
Le quotidien L’Observateur ouvre ainsi son édition sur la loi sur la parité absolue entre hommes et femmes pour l’accès aux fonctions électives dont le décret a été signé par le président de la République Abdoulaye Wade.
L’Observateur renseigne à cet égard qu’un projet de loi a été déposé à l’Assemblée nationale, qui précise que ‘’toute liste qui ne prendrait pas en compte cette parité sera disqualifiée’’ pour les compétitions électorales.
Sud Quotidien se demande si le Manifeste citoyen pour la refondation du pays, dont Serigne Mansour Sy Djamil est l’un des responsables, va faire jonction avec l’opposition, vu que l’un et l’autre militent pour que l’alternance soit alternée.
’’Le Comité d’initiative dudit manifeste avait invité samedi les citoyens à s’approprier ce document pour la refondation du pays, avant d’entamer une visite chez les leaders de l’opposition’’, selon Sud Quotidien.
Pendant ce temps, Thiey Le Journal estime que ‘’le feu couve réellement sous la cendre’’ au Parti socialiste (PS, opposition), en parlant de ‘’divergences’’ entre certains responsables de ce parti qui peineraient, selon la presse, à s’accorder sur la personne qui porterait la candidature de ce parti à la prochaine présidentielle.
‘’Ce qui se passe est une manifestation de la démocratie qui existe dans notre parti’’, avait réagi le premier responsable du PS, Ousmane Tanor Dieng, mais ‘’la vérité c’est qu’il y a réellement +danger+ à la maison du Parti socialiste’’ où Khalifa Sall, nouvellement porté à la mairie de Dakar, ‘’prend de l’épaisseur’’.
Le quotidien Rewmi évoque à sa une les bonnes feuilles d’un ouvrage que l’ancien ministre Assane Diagne s’apprête à publier et qui s’intitulerait ‘’la République, l’Etat et le nouveau pouvoir’’, selon le journal.
Entre politique et faits de société, Le Quotidien annonce que le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse (CDEPS qui réunit les patrons de presse) sert une sommation interpellative au ministre de la Communication Moustapha Guirassy, pour l’amener à rendre public, dans un délai de 8 jours, l’arrêt de répartition de l’aide à la presse de l’exercice 2009.
Walfadjri ouvre sur la première édition du Salon international des mines de Dakar (SIM 2010), qui se poursuit à Dakar, en rapportant que le président Wade, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, ‘’dénonce la concurrence des étrangers’’ dans l’exploitation minière.
Sur le même sujet, Le Soleil indique le président Wade a demandé que les populations locales puissent bénéficier de 20 pour cent des revenus tirés de l’exploitation minière, plaidant pour ‘’une concertation internationale sur les mines pour redéfinir les rapports entre les gouvernements et les sociétés minières’’.
Le Populaire et Kotch s’intéressent aux faits divers, le premier rapportant qu’un ‘’sans-papiers’’ sénégalais vivant en Italie et ‘’présenté comme un violent’’, a été arrêté pour avoir cambriolé 19 pharmacies à Milan.
Kotch lui donne le beau rôle à un autre émigré, un financier établi aux Etats-Unis depuis 32 ans, qui réclame un demi milliard de francs CFA à un avocat sénégalais qu’il avait chargé de l’achat d’une maison.
Le football et la lutte se partagent l’intérêt des quotidiens sportifs, à l’image de Walf Sports ouvrant sur ‘’les Lions qui marchent vers le titre’’. Le journal cite ainsi Mamadou Niang et Souleymane Diawara, de l’Olympique de Marseille, en tête de la Ligue française.
Stades interroge Moussa Sow sur la vie au sein de la Tanière, l’antre des Lions du football. ‘’Les histoires de clan sont derrière nous’’, confie au journal l’attaquant de Rennes, une équipe de la Ligue 1 française.
Sunu Lamb, quotidien spécialisé dans l’actualité de la lutte, s’interroge à propos du crédit qu’il faut donner au mystique, après la défaire de Modou Lô et d’Ama Baldé. Les deux lutteurs sont considérés comme faisant partie des acteurs ayant le plus recours au mystique.
Selon Le Matin, l’irruption du fisc dans l’arène, au-delà du débat que cela suscite, ‘’lève aussi un coin du voile sur certaines pratiques qui ont cours dans l’arène, dont le fait de publier des cachets loin des réelles sommes versées au CNG, les dessous-de-table, la nébuleuse autour du contrat de sponsoring ou les fausses déclarations de certains promoteurs sur les recettes gagnées par-ci et par-là’’.
P.-S.
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dimanche 11 avril 2010
PROBLEMATIQUE DE LA CONSTITUTION EN AFRIQUE

« Heurs et Malheurs de la constitution en Afrique »
Le laboratoire d’Etudes juridiques et politiques (LEJPO)de la faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta Diop a tenu une conférence de presse ce Samedi 10 Avril au sein de ladite faculté. Au cours de ce point de presse ,intitulé Heurs et malheurs de la constitution en Afrique, le conférencier ,le Pr Ameth Ndiaye ,docteur en droit et maître assistant ,a fait un éclairage technique et conceptuel du sujet avant de passer à la problématique de la constitution en Afrique..
Considérée comme principes et organes qui gouvernent l’Etat ,pour ne pas dire le statut ,la constitution demeure ,sans doute ,l’une des plus grandes problématiques de l’Afrique post-coloniale.C’est du moins l’avis du P.r Ndiaye .A l’en croire ,avec la constitution ,nous sommes à la fin et au début de l’histoire des sociétés modernes africaines. D’ailleurs ,a t-il soutenu, c’est ce qui constitue la pertinence du thème car il n’y a pas un jour ou l’on ne fait pas allusion à la constitution, ou elle n’est pas magnifiée ,sublimée ,blâmée ou contrariée .Toutes choses qui font aujourd’hui qu’on s’arrête sur la constitution ,pour essayer ensemble d’apporter des solutions aux problèmes qui la gangrènent.
Un avis d’ailleurs partagé par Zacob Ndiaye ,juge constitutionnel et professeur ,,mais qui ajoute que cette problématique est liée à un manque de culture démocratique mais pas à l’application des textes .Il sera rejoint par le directeur du LEJPO ,le Pr Demba Sy qui pense que les textes ne se mettent en œuvre tous seuls .La constitution, a t-il soutenu, doit être l’appropriation des populations .Ce qui le pousse à magnifier le rôle de la société civile béninoise qui a contraint Mathieu Kerekou à se limiter à son troisième mandat. C’est donc une façon de dire non aux Présidents qui veulent s’éterniser au pouvoir en supprimant la constitution comme le fut le cas du Président nigérien, Mamadou Tandian..
Houphouët Boigny ne disait il pas que l’on ne quitte pas le pouvoir ,on meurt au pouvoir ? Il urge donc de fermenter un nouveau type de citoyens dans nos universités et d’impliquer davantage la société civile dans la protection de la constitution.
Interpellé sur l’orthographe du mot « Heurs » ,le Pr Ndiaye répond que c’était simplement un façon de replonger le monde dans la nécessité ,pour mieux appréhender les concepts et les notions .C’est donc comprendre que par heurs ,notre bonheur ou notre malheur est un jeu de mots, a t-il soutenu.. A l’en croire ,c’est une façon de montrer à travers ce mot ,qu’il est possible d’assister à la renaissance de la constitution en Afrique.
mardi 30 mars 2010
Président, Le Mont Nu Ment
Le Monument de la renaissance africaine fait partie des grands projets culturels du président de la République du Sénégal. Haut de 50 mètres, il symbolise la liberté, la fraternité humaine, le dialogue des cultures. Il annonce le retour de l'Afrique, une Afrique qui assume son passé, tout son passé et se tourne résolument vers l'avenir à la rencontre des peuples et cultures du monde.
Au Sénégal par contre, le débat est souvent mal abordé car uniquement axé sur les plans religieux (certains parlent d'idolâtrie) et financier (un coût qui se chiffre à une dizaine de milliards de francs Cfa). D'autres ont poussé la critique jusqu'à relever le caractère misogyne et insultant de cette statue constatant une femme dénudée en raison de 'la longueur jugée insuffisante d'un pagne qui laisse apercevoir une jambe nue'. Le monument suscite des questions, mais les plus étonnantes viennent de ceux qui affirment sans discernement que cette oeuvre d'art serait destinée à la vénération et qui nous rappellent que la fabrication, la possession ou l'achat des statues en guise d'adoration ou de vénération est formellement interdite par l'Islam. Même si la très sérieuse Isesco nous apprend très justement que la représentation animale ou humaine est possible dans l'Islam si elle n'est faite que pour la beaut
Ces attaques peuvent trouver leur justification dans plusieurs contextes
1.La situation économique et sociale du pays
Lors d’une visite sur le chantier, le week-end dernier, le chef de l’Etat a révélé que 35% des recettes générées par le Monument de la renaissance africaine lui reviennent. Une quote-part que Me Wade compte reverser à une Fondation dont la gestion sera confiée à son fils. Cette décision du président de la République n’est pas encore effective, car nombre d’écueils juridiques se dressent sur le chemin de son application. D’après les éclairages d’Ahmet Ndiaye, professeur de Droit public à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), «toutes les contestations à cette décision de Wade tiennent du fait de l’imbroglio juridique qui entoure cette affaire». D’une part, il note la nécessité de lever «le flou artistique qui entoure la nature juridique du Monument de la renaissance». En effet, il explique que si l’édifice est versé dans le droit du patrimoine culturel national, la volonté de Me Wade pourrait souffrir du point de vue de la légalité.
2.La gestion des fonds générés par le Monument
De l’analyse juridique de M. Ndiaye, il relève, «en réalité, qu’il est interdit au chef de l’Etat, du fait de sa posture, d’avoir des actions ou des parts dans des entreprises ou sociétés à but commercial».
Cette restriction imposée au chef de l’Etat se justifie par la volonté d’éviter des collisions d’intérêts au cœur desquels le Président pourrait se trouver. D’autre part, le Professeur de Droit public fait noter une autre équation juridique à résoudre avant l’application de la décision du chef de l’Etat d’avoir un pourcentage sur les recettes du monument. La demande de parts de Me Wade est faite au nom de la propreté intellectuelle de la statue. Seulement, à ce sujet, le spécialiste de droit convoque la loi de 1973, complétée par celle de 2008 qui exigent que «le chef de l’Etat soit le concepteur ou le co-concepteur de la statue avant de réclamer la propriété intellectuelle». Mais, si le chef de l’Etat n’a eu que l’idée et non la conception, la réclamation des droits de propriété intellectuelle ne prospère pas. Sur ce point, l’assurance est donnée par Moustapha Guirassy, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Il jure que «le chef de l’Etat est, à lui seul, le dessinateur, le concepteur et l’artiste qui a donné forme à la statue». De ce point de vue et «en sa qualité de citoyen, il est libre de réclamer les droits de propriété intellectuelle sur son œuvre», déduit-il.
3.Ethique et morale
Outre les arguments juridiques qui conditionnent l’obtention des 35% décidés par Me Wade sur les retombées financières du Monument de la renaissance africaine, M. Ndiaye convoque «la morale et l’éthique pour constater, sans peine majeure, que la démarche initiée par Me Wade peut souffrir de sérieuses récriminations». L’argument avancé pour justifier cette position du juriste est que «le terrain appartient à l’Etat et les ressources utilisées pour les travaux proviennent de deniers publics». Qui plus est, M. Ndiaye raisonne : «Si la décision de Me Wade est maintenue, il va falloir établir un contrat entre l’Etat et celui qui l’incarne.» D’où le désordre que cela crée.
Mais, d’après les explications du ministre de la Communication, la décision de Me Wade ne souffre d’aucune illégalité, même s’il informe que le «Monument appartient à l’Etat». Par contre, Moustapha Guirassy refuse que l’on veuille trouver un problème à ce que le chef de l’Etat réclame des droits sur un bien de l’Etat. Non sans préciser que «Me Wade ne réclame pas de parts sur des recettes, mais juste ses droits sur une œuvre qui lui appartient.
Au Sénégal par contre, le débat est souvent mal abordé car uniquement axé sur les plans religieux (certains parlent d'idolâtrie) et financier (un coût qui se chiffre à une dizaine de milliards de francs Cfa). D'autres ont poussé la critique jusqu'à relever le caractère misogyne et insultant de cette statue constatant une femme dénudée en raison de 'la longueur jugée insuffisante d'un pagne qui laisse apercevoir une jambe nue'. Le monument suscite des questions, mais les plus étonnantes viennent de ceux qui affirment sans discernement que cette oeuvre d'art serait destinée à la vénération et qui nous rappellent que la fabrication, la possession ou l'achat des statues en guise d'adoration ou de vénération est formellement interdite par l'Islam. Même si la très sérieuse Isesco nous apprend très justement que la représentation animale ou humaine est possible dans l'Islam si elle n'est faite que pour la beaut
Ces attaques peuvent trouver leur justification dans plusieurs contextes
1.La situation économique et sociale du pays
Lors d’une visite sur le chantier, le week-end dernier, le chef de l’Etat a révélé que 35% des recettes générées par le Monument de la renaissance africaine lui reviennent. Une quote-part que Me Wade compte reverser à une Fondation dont la gestion sera confiée à son fils. Cette décision du président de la République n’est pas encore effective, car nombre d’écueils juridiques se dressent sur le chemin de son application. D’après les éclairages d’Ahmet Ndiaye, professeur de Droit public à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), «toutes les contestations à cette décision de Wade tiennent du fait de l’imbroglio juridique qui entoure cette affaire». D’une part, il note la nécessité de lever «le flou artistique qui entoure la nature juridique du Monument de la renaissance». En effet, il explique que si l’édifice est versé dans le droit du patrimoine culturel national, la volonté de Me Wade pourrait souffrir du point de vue de la légalité.
2.La gestion des fonds générés par le Monument
De l’analyse juridique de M. Ndiaye, il relève, «en réalité, qu’il est interdit au chef de l’Etat, du fait de sa posture, d’avoir des actions ou des parts dans des entreprises ou sociétés à but commercial».
Cette restriction imposée au chef de l’Etat se justifie par la volonté d’éviter des collisions d’intérêts au cœur desquels le Président pourrait se trouver. D’autre part, le Professeur de Droit public fait noter une autre équation juridique à résoudre avant l’application de la décision du chef de l’Etat d’avoir un pourcentage sur les recettes du monument. La demande de parts de Me Wade est faite au nom de la propreté intellectuelle de la statue. Seulement, à ce sujet, le spécialiste de droit convoque la loi de 1973, complétée par celle de 2008 qui exigent que «le chef de l’Etat soit le concepteur ou le co-concepteur de la statue avant de réclamer la propriété intellectuelle». Mais, si le chef de l’Etat n’a eu que l’idée et non la conception, la réclamation des droits de propriété intellectuelle ne prospère pas. Sur ce point, l’assurance est donnée par Moustapha Guirassy, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Il jure que «le chef de l’Etat est, à lui seul, le dessinateur, le concepteur et l’artiste qui a donné forme à la statue». De ce point de vue et «en sa qualité de citoyen, il est libre de réclamer les droits de propriété intellectuelle sur son œuvre», déduit-il.
3.Ethique et morale
Outre les arguments juridiques qui conditionnent l’obtention des 35% décidés par Me Wade sur les retombées financières du Monument de la renaissance africaine, M. Ndiaye convoque «la morale et l’éthique pour constater, sans peine majeure, que la démarche initiée par Me Wade peut souffrir de sérieuses récriminations». L’argument avancé pour justifier cette position du juriste est que «le terrain appartient à l’Etat et les ressources utilisées pour les travaux proviennent de deniers publics». Qui plus est, M. Ndiaye raisonne : «Si la décision de Me Wade est maintenue, il va falloir établir un contrat entre l’Etat et celui qui l’incarne.» D’où le désordre que cela crée.
Mais, d’après les explications du ministre de la Communication, la décision de Me Wade ne souffre d’aucune illégalité, même s’il informe que le «Monument appartient à l’Etat». Par contre, Moustapha Guirassy refuse que l’on veuille trouver un problème à ce que le chef de l’Etat réclame des droits sur un bien de l’Etat. Non sans préciser que «Me Wade ne réclame pas de parts sur des recettes, mais juste ses droits sur une œuvre qui lui appartient.
lundi 29 mars 2010
La coupe du monde est elle un facteur de developpement?
Lourde tâche que d’organiser une Coupe du Monde de football : être hôte d’un tel évènement est synonyme d’importantes conséquences économiques pour le pays organisateur. Jugez-en d’après les vues satellites de certains stades (ici, là ou là) : les sommes investies pour rénover ou construire les infrastructures sportives ont été considérables. Mais ça ne s’arrête pas là. En effet, si mettre aux normes un stade est une chose, en permettre l’accès en est une autre. Par exemple, en 2006, les collectivités locales et le gouvernement allemands ont dépensé 250 millions d’Euro dans les moyens de transports munichois. Il en va de même pour l’Afrique du Sud, pays hôte de la Coupe du Monde de football 2010, où le gouvernement a prévu de dépenser presque 300 millions d’Euro pour l’aménagement des stades, et environ 1 milliard d’Euro dans le développement d’un réseau ferroviaire capable de relier les grandes villes du pays.
Sans être une conséquence systématique, une victoire en Coupe du Monde peut aussi être un facteur important pour l’économie du pays organisateur. En France par exemple, le PIB (produit intérieur brut) a maintenu sa progression de manière confortable en 1998 (3.5%) et 1999 (3%) après la victoire des bleus d’Aimé Jacquet (contre 2.3% en 1997). Cela s’explique par trois facteurs majeurs :
une augmentation de l’afflux de voyageurs étrangers dans le pays hôte, durant la période de la Coupe du Monde bien sûr, mais également durant les mois suivants (et dans une moindre mesure, les années),
les victoires et défaites provoquent des variations boursières,
pour les pays réalisant de bonnes performances, la hausse du moral de la population provoque une stimulation du marché et améliore la productivité du pays.
Quoi qu’il arrive, il est très difficile, surtout dans le contexte de crise actuel, de tirer des conclusions précises sur les conséquences économiques qu’aura la Coupe du Monde 2010 sur l’économie de l’Afrique du Sud, sur le long terme. Selon Wikipedia, certaines études ont montré une relative concordance, dans les pays en développement, entre les périodes d’expansion économique et les résultats en Coupe du Monde. L’analyse la plus répandue consiste à dire que la victoire susciterait l’expansion mais certaines analyses, fondée sur le fait qu’historiquement les renversements de tendance économique précédent les bons ou mauvais résultats sportifs, avancent que c’est la croissance économique qui favoriserait les chances de victoire d’une équipe. L’oeuf avant la poule ?http://images.google.sn/imgres?imgurl=http://images.webnetters.org/coupe-du-monde.jpg&imgrefurl=http://forum.webnetters.org/Web/search/mondial%2B2010/&usg=__UfKPKdlabFedjH9iWK-sakg8YX0=&h=449&w=600&sz=87&hl=fr&start=8&um=1&itbs=1&tbnid=kpmnkJHQbSvI8M:&tbnh=101&tbnw=135&prev=/images%3Fq%3Dcoupe%2Bdu%2Bmonde%2B2010%26um%3D1%26hl%3Dfr%26sa%3DN%26tbs%3Disch:1
Sans être une conséquence systématique, une victoire en Coupe du Monde peut aussi être un facteur important pour l’économie du pays organisateur. En France par exemple, le PIB (produit intérieur brut) a maintenu sa progression de manière confortable en 1998 (3.5%) et 1999 (3%) après la victoire des bleus d’Aimé Jacquet (contre 2.3% en 1997). Cela s’explique par trois facteurs majeurs :
une augmentation de l’afflux de voyageurs étrangers dans le pays hôte, durant la période de la Coupe du Monde bien sûr, mais également durant les mois suivants (et dans une moindre mesure, les années),
les victoires et défaites provoquent des variations boursières,
pour les pays réalisant de bonnes performances, la hausse du moral de la population provoque une stimulation du marché et améliore la productivité du pays.
Quoi qu’il arrive, il est très difficile, surtout dans le contexte de crise actuel, de tirer des conclusions précises sur les conséquences économiques qu’aura la Coupe du Monde 2010 sur l’économie de l’Afrique du Sud, sur le long terme. Selon Wikipedia, certaines études ont montré une relative concordance, dans les pays en développement, entre les périodes d’expansion économique et les résultats en Coupe du Monde. L’analyse la plus répandue consiste à dire que la victoire susciterait l’expansion mais certaines analyses, fondée sur le fait qu’historiquement les renversements de tendance économique précédent les bons ou mauvais résultats sportifs, avancent que c’est la croissance économique qui favoriserait les chances de victoire d’une équipe. L’oeuf avant la poule ?http://images.google.sn/imgres?imgurl=http://images.webnetters.org/coupe-du-monde.jpg&imgrefurl=http://forum.webnetters.org/Web/search/mondial%2B2010/&usg=__UfKPKdlabFedjH9iWK-sakg8YX0=&h=449&w=600&sz=87&hl=fr&start=8&um=1&itbs=1&tbnid=kpmnkJHQbSvI8M:&tbnh=101&tbnw=135&prev=/images%3Fq%3Dcoupe%2Bdu%2Bmonde%2B2010%26um%3D1%26hl%3Dfr%26sa%3DN%26tbs%3Disch:1
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