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mercredi 3 novembre 2010

« Barra Tall, Cheikh Tidiane Gadio…. ne sont que des merr gaddu »



Le coordonnateur national des opérations de vente des cartes de membres du parti libéral ne s’est pas tendre envers l’opposition et les leaders de certains mouvements citoyens. Farba les a traités de les noms d’oiseaux lors de sa conférence de presse hier soir pour faire l’état des ces opérations de vente de cartes

Farba Senghor est sorti encore ses gonds pour déverser toute sa bile sur les leaders de l’opposition et de mouvements citoyens. Faisant l’état des opérations de vente des cartes de membres de son parti, le coordinateur national a laissé entendre que certains leaders de mouvement citoyen ne sont que des « mer gaddu » pour ne pas dire des « frustrés ».D’après lui, ces leaders notamment Bara Tall et Cheikh Tidiane Gadio ne pipaient mot lorsqu’ils étaient au commandement. « Bara Talla ne critiquait pas le Président lorsqu’il gagnait les marchés. Gadio fuyait les journalistes .Donc il devait attendre d’être évincé pour se réclamer journaliste. Ils ne sont que des pourfendeurs », tance t-il. Arguant ces propos, le ministre conseiller personnel du Président soutient qu’il suffit de les « alimenter »pour les avoir dans la mesure où ils ne sont que des opposants « mécontents et alimentaires ».Non s’en arrêter là, Farba lance ses missiles dans la prairie de Benno Siggil sengaal. A l’en croire, la panique est entrain de s’installer dans l’opposition. Une inquiétude qui se fait à première vue dans la mesure où Benno s’est rendu compte qu’il est incapable de gagner les élections. Et ils n’ont, d’après lui, d’autre méthode que de sortir leurs besaces pour disqualifier le Président. « L’opposition est divisée. Moustapha Niasse ne se mettra jamais derrière Ousmane Tanor Dieng puisqu’il (Niasse, Ndlr) ne partage la même idéologie que lui ; Il y a plusieurs pôles dans cette opposition », révèle t-il avant de poursuivre son argumentaire : « Il y a cassure dans le Ps depuis 1980.Niasse et Djouba Ka ne partageaient pas la même ligne de politique. C’est pourquoi ils sont partis en 1999.Donc je vois mal comment ils ont accepter de se ranger lui après 10 ans de conflits » .Pis, il soutient que les autres opposants n’ont que des « partis yobaléma ». « C’est parce qu’ils ont besoin d’exister qu’ils ont créé leurs partis. Niasse et Tanor constituent leur support. D’ailleurs, ils se rangent derrière Moustapha Niasse » argue Farba .Qui poursuit : « Macky Sall n’a pas l’envergure du Président car il n’est pas préparé. Il a été formenté par le parti libéral après son départ de Aj/ Pads ».

« L’éducation est et doit rester un processus culturel »



La sous directrice de l’Unesco en Afrique est d’avis que la culture demeure la seule alternative pour le développement du continent africain. Lalla Aicha Ben Barka suggère aussi l’intégration de la culture dans l’enseignement supérieur. Elle s’exprimait lors de l’ouverture du 13ème Congrès de l’Association Archéologique Panafricaine de Préhistoire
et des Disciplines Associées (Panaf) et de la 20ème conférence de
la Société des Archéologues Africanistes (Safa) à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
« L’éducation est et doit rester un processus culturel, par lequel les nations expriment et transmettent, aux générations futures, leurs identités multiples, et souvent métisses » .Telle est la conviction de Lalla Aicha Ben, Barka, sous directrice générale de l’Unesco en Afrique. Venue assister à l’ouverture du 13ème Congrès de l’Association Archéologique
Panafricaine de Préhistoire et des Disciplines Associées (Panaf) et de la 20ème conférence de la Société des Archéologues Africanistes (Safa) hier matin, Lalla Aicha Barka pense que « l’éducation et la culture , dans leur interaction dynamique, donnent ainsi à la société les outils du seul combat légitime, à savoir le développement dans la coexistence pacifique et le pluralisme respectueux « .D’autant plus, selon Lala, « la qualité de l’enseignement reçu, la capacité des dirigeants à faire de choix pertinents , dépendent de l’importance qu’ils accordent à la culture ».Et comme alternative, elle suggère « une coopération intellectuelle et morale de l’humanité ».Car, à son avis, il demeure obligatoire de « remettre la culture au centre, au sens large, qui, va de l’apprentissage de l’Abc à la sauvegarde des mégalithes, qui englobe les fêtes populaires et l’artisanat ».Pourquoi une telle initiative ? « il n’y a pas d’investissement plus rentable », répond elle. Toujours, selon la sous directrice générale en Afrique, « occulter le facteur culturel du, développement revient tout simplement à priver les peuples des moyens de participer au développement, de les empêcher d’être partie prenante de la mondialisation ».Elle poursuit : « Intégrer le facteur permet au contraire de s’appuyer sur des savoir-faire locaux , des activités maîtrisées par les populations, qui sont une base pour la construction du développement ».Revenant sur le thème du congrès, Lalla reste d’avis que le patrimoine culturel demeure très important. Parce que, soutient-elle, « les sites sont des sources d’attraction touristique, mais aussi un foyer d’activités économiques et contribuent à former des professionnels dans les domaines de la préservation, de l’accueil ».Consciente du rôle capital de l’archéologie, Lalla Aicha Ben Barka se dit optimiste quant à un échange fructueux avec les spécialistes. « Il n’y plus de doute de voir inscrire un plus grand nombre de sites africains sur la liste du patrimoine mondial .Les archéologues révèlent chaque jour de nouveaux paysages culturels associés à des valeurs universelles exceptionnelles ».

mardi 26 octobre 2010

APRES LA SORTIE MUSCLEE DU RESPONSABLE DU MJL-35 CONTRE MAMADOU LAMINE KEITALes jeunes libéraux de Ranérou-Ferlo remettent Bara Gaye sur les rails


Les jeunes libéraux de Ranérou-Ferlo remettent Bara Gaye sur les rails.Les responsables des jeunesses travaillistes libérales de Ranérou-Ferlo sont très remontés contre le président du Mouvement national des jeunes libéraux de moins de 35 ans (Mjl-35), Bara Gaye. Ce, pour les avoir cités sans leur aval dans sa dernière sortie contre Mamadou Lamine Keita. Et appellent le « frondeur » à rentrer dans la « prairie » des jeunesses libérales pour la réélection de Me Wade.
« On demande au MJL-35 de cesser de nous citer dans des choses qui ne nous engagent pas. Nous n’accepterons plus qu’on parle à notre place » .Telle est la réaction du secrétaire général des jeunesses travaillistes libérales de Ranérou-Ferlo , Aliou Souleymane Sow,après la sortie de Bara Gaye, le responsable du Mouvement national des jeunes libéraux de moins de 35 ans (Mjl-35) contre la gestion du Président de la Commission Nationale chargée de la redynamisation et de la réorganisation de l’Ujtl et par ailleurs Ministre de la jeunesse,Mamadou Lamine Keita. Bara Gaye reprochait à ce dernier de ne pas avoir subventionné les comités de liaison fédérale de la Région de Matam sans demander l’avis des concernés. Une démarche qu’Aliou Souleymane Sow n’a pas approuvée du tout car n’ayant pas le droit de les substituer par rapport à cette question. Et Sow de justifier :« la plupart des jeunes qui réclament son départ ne sont que des prétendants aux postes de l’UJTL .Ils n’ont aucune expérience politique et sont animés par des intérêts crypto-personnels ».Suffisant pour le responsable des jeunes libéraux de Ranérou-Ferlo d’attirer l’attention des autorités sur leur (Ndlr :Bara et Cie ) éventuel parachutage à la tète de l’Ujtl nationale : «nous pensons que celui qui dirigera l’UJTL doit être quelqu’un qui maîtrise le fonctionnement de cette structure mais non pas celui qui n’a aucun background et qui n’a jamais été membre actif ». Mieux, il pense que Bara Gaye se trompe lourdement de la compétence du Ministre de la jeunesse : « Il (Ndlr : Mamadou Lamine Keita) a plus d’expérience politique que les autres du fait de tête du fait sa durée à la tète de l’UJTl et du département de la jeunesse .De plus, il n’y a pas un jeune libéral qui est plus compétent que lui et qui fera l’unanimité chez tous les jeunes libéraux», révèle t-il. Raison de plus pour Aliou Souleymane Sow de tendre la main à son « frère » libéral. « Je demande à Bara Gaye et Cie à intégrer la commission nationale de l’Ujtl qui reste ouverte à tous les jeunes engagés pour la réélection de Me Wade en 2012.Parce que le Mjl-35 n’est rien d’autre que l’Ujtl car l’article 1er de cette structure stipule que l’Ujtl regroupe les militants du Pds âgés de 13 à 35 ans non révolus », laisse t-il entendre. Qui appelle à l’unité des forces : « Avec ce défi qui se pointe à l’horizon 2012, il est nécessaire de fédérer toutes nos forces autour de l’essentiel ».Selon lui, la volonté de renouvellement affichée par certains jeunes n’est pas une priorité. Et pour cause, affirme t-il « Compte tenu des enjeux politiques actuels, il serait préférable de laisser Keita continuer à diriger la Commission Nationale de l’Ujtl jusqu’au lendemain des élections. Et à partir de ce moment on va procéder à un renouvellement définitif de toutes les structures du Parti .Parce que c’est insensé de vouloir renouveler la structure et laisser les autres instances du PDS ».
Idrissa SOW (Stagiaire)

lundi 23 août 2010

RECONSTITUTION DU FONDS MONDIAL POUR LA SANTE

Un plaidoyer des ONG et des sénateurs



Le conseil africain des ONG contre le Sida ( Africaso ) et la commission Santé du Sénat du Sénégal ont organisé une journée d’information et d’échange sur la reconstitution du Fonds mondial. Une trentaine de sénateurs ainsi qu’une dizaine de représentants de la société civile et les représentants du Cnls et de l’Onusida ont pris part à cette rencontre.





L’un des pays qui bénéficient le plus du Fonds mondial pour la santé , le Sénégal à l’instar des autres pays en voie de développement , est appelé à mettre la main dans la poche. Créé en 2001, ce Fonds est destiné, depuis sa création jusqu’en 2009, à la riposte des endémies mondiales comme le Vih/ Sida, la tuberculose et le paludisme. Ainsi un fonds de 19,2 milliards de dollars us de propositions a été approuvé .Avec décaissement de 10 milliards de dollars us pour lutter contre ces trois maladies. Mais avec la crise économique, le financement bat des ailes avec un besoin de 20 milliards de dollars us au cours de trois prochaines années afin de poursuivre ses appuis aux programmes nationaux en cours. Ce, pour permettre aux pays bénéficiaires de ces subventions de progresser plus rapidement vers la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement en relation avec la santé. Pour combler ce gap, les pays du tiers du monde sont de plus en plus sollicités pour une meilleure couverture sanitaire. D’où l’objectif de cette journée d’information sur la reconstitution des ressources du Fonds mondial, organisé par le Conseil africain des ONG d’action contre le sida (Africaso ) et les sénateurs. C’était hier matin au Terrou-bi. Un appel qui n’a pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Ngoné Ndoye sénatrice, Présidente de la Commission Santé : « Cet atelier nous aidera à avoir une capacitation nécessaire pour un plaidoyer en vue de permettre au Fonds mondial de reconstituer des ressources pour mener à bien ses activités ».L’augmentation substantielle des ressources dédiées à la santé au cours des huit dernières années , obtenues grâce à l’aide au développement et d’autres sources, a modifié le cours des choses dans le domaine du sida , de la tuberculose et du paludisme, ainsi que les autres problèmes de santé auxquels sont confrontés le pays à faibles et moyens revenus. Ce qui fait dire à la sénatrice que « le Fonds représente une des initiatives internationales de santé les plus réussies et les plus innovantes à ce jour ».Mieux soutient Ngoné « notre politique de santé s’oriente vers la résolution de ce gap important pour réaliser les ambitions affichées par notre pays et relever le défi des Objectifs du millénaire pour le développement auxquels le Sénégal a souscrit dès leur adoption en 2000 ».

¨Pour Innocence Laison, Senior Programs Manager à Africaso, « la journée entre dans le cadre de cette de plaidoyer pour exhorter les gouvernements des pays en voie de développement à continuer de soutenir le Fonds mondial et à honorer l’engagement pris à Abuja de consacrer au moins 15% des budgets nationaux aux dépenses de santé ».Un organisme qui a réussi à obtenir des résultats sans précèdent. Innocence : « Avec ce Fonds, 2,5 millions de personnes sont sous traitement du Sida, 6 millions traitées contre la tuberculose. De plus, 104 millions de moustiquaires imprégnés ont été distribués pour une lutte efficace contre le paludisme .D’où un bilan positif avec 4.9 millions de vies sauvées et 3600 décès évités quotidiennement ».

Idrissa SOW (Stagiaire)

vendredi 20 août 2010

Les payeurs taxés de corrompus

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IRREGULARITE DANS LES PAIEMENTS DES BOURSES






Etudiants et payeurs ne parlent plus le même langage. Ce, après les agissements des étudiants dont aurait été victime l’un de leurs. Pour témoigner leur solidarité à leur collègue, les payeurs avaient décrété une journée morte hier. Une décision qui a mis les étudiants dans tous leurs états. C’est ainsi qu’ils ont détourné une voiture AD avant de la calciner.





Une voiture 4x4 AD en flammes dans le campus. Et ce, devant la direction du centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) sous le regard impuissant des vigiles. Telle est l’œuvre des étudiants, dégoutés par l’attitude des payeurs, qu’ils qualifient de corrompus. Ces derniers ont décrété une journée morte suite aux agressions dont aurait été victime l’un de leurs, avant-hier (mercredi). Venus nombreux ce matin, devant les guichets pour percevoir leur bourse, les étudiants ont la bouche bée lorsqu’ils ont été mis au courant du boycott. L’un d'eux, torche nu, pierre à la, main : « Nous ne voulons pas de payeurs corrompus ».En effet, depuis le début des rappels, les payeurs ont du mal à dépasser 4 lots, soit quarante étudiants. Pour les locataires du temple du savoir, la cause est évidente. « La plupart des payeurs sont corrompus par des étudiants. Ces payeurs distribuent la totalité de l’argent au camp Jérémy avant même d’arriver au campus », pestent –ils avant de poursuivre : « Par conséquent, ils ne paient que 4 lots par jour, soit quarante étudiants, ce qui est insignifiant ». Pis, soulignent nos interlocuteurs, « Ils s’empressent de donner leur numéro aux filles. Hier (le mercredi), le gars a reçu des filles dans son bureau pour leur remettre de l’argent. Allez au camp Jérémy, vous allez en avoir le cœur net ».D’après nos sources, des vigiles établis au camp Jérémy, aident certains étudiants, moyennant quelques billets. Ce, en complicité avec les payeurs. Ainsi pour manifester leur colère contre une telle attitude et pour la reprise de paiements, ils ont tout simplement détourné le véhicule, le deuxième à l’espace d’un mois. Nombre aidant, les campusards ont demandé au chauffeur de garer leur appât devant la direction du Coud.Ce qui est fait sans aucune difficulté. « Brulez –le ! Ne les écoutez pas ! » Crient ils. D’autres par contre, s’opposent. « Ne le faites pas. On est des étudiants. Cherchons un consensus ».Une vision d’ailleurs partagée par les vigiles, dont la sécurité relève de leur compétence, qui ont essayé de ramener les coléreux à la raison. Peine perdue puisqu’ils parviendront à leur fin. Surgi on ne sait d’où, brique à la main, un étudiant en fureur, parvient à tromper la vigilance des médiateurs. Et d’un seul coup, il casse les brises. Comme s’ils n’attendaient que le coup d’envoi, des centaines de frustrés envahissent la voiture. Résultat : voiture renversé, vitres cassées, carburant deversé.Et les ovations de fuser de partout. « Hou ! Hou ! Hou ! », Scandaient les milliers de personnes venues assister à la séance de démonstration de force. Demba et ses camarades (vigiles) n’abdiquent pas pour autant. Ils arrivent tant bien que mal à retirer les quelques étincelles jetées sur la bagnole. Mais cela n’a duré que le temps d’une rose. Les étudiants, las d’être contraints par les vigiles, ont passé à la vitesse supérieure en les prenant à partie. C’est le sauve- qui peut. Vigiles bastonnés avec des coups de poing et des pierres, jusqu’a leur dernier retranchement sous les vivats des milliers curieux .Une caisse à la merci des manifestants. Crépitements et fumée noirâtre d’envahir le campus avant l’arrivée des soldats du feu.

Face aux cas de corruption et de favoritisme, les étudiants promettent l’enfer aux payeurs. « Qu’ils arrêtent, sinon ils vont le regretter. Qu’ils cessent de garder de l’argent pour d’autres étudiants. Ces derniers n’ont qu’à venir s’inscrire comme nous le faisons. Désormais, nous allons vérifier les sacs après chaque paiement, et on va surveiller le camp Jérémy ».

Idrissa SOW (Stagiaire)

dimanche 8 août 2010

AHMETH KHALIFA NIASSE SUR LA SITUATION A L’UGB

"Le Fap va assurer la défense des étudiants"
Le Fap va défendre les étudiants de l’université Gaston Berger de Saint-Louis. Me Kanouté du Fap et d’autres avocats vont assister ces étudiants. La révélation a été faite hier par le leader du Fap, Ahmeth K.Niasse lors de sa rencontre avec les membres du parti. Il compte durcir le ton par des manifestations partout sur le territoire national si rien ne sera fait par les autorités.


Le front des alliances patriotiques (Fap) suit de tout près la situation des vingt-trois étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint louis, placés sous mandat de dépôt depuis vendredi. Le leader du Fap , Ahmeth Khalifa Niasse se dit déterminé à accompagner ces étudiants sur tous les plans. « Une délégation du présidium, conduite par Me Sidiky Kanouté, fera le déplacement à Saint Louis pour leur témoigner notre soutien et notre solidarité ». Le leader du fap compte à travers cette visite, offrir une assistance matérielle et financière aux étudiants. « Me kanouté et d’autres avocats seront désignés pour défendre les étudiants et la gendarmerie sera contactée pour qu’ils soient libérés sains et saufs. Nous allons les offrir de la nourriture, des matelas ». Et Ahmeth K. Niasse de menacer : « Si rien ne sera fait , le Fap va organiser des manifestations partout sur le territoire national ; de Saint-Louis à Kolda ». Niasse et ses camarades se disent déçus du comportement des autorités universitaires et policières. « Pourquoi humilier les étudiants, leur faire verser des larmes avec des lacrymogènes ? », se demande t-il avant de larguer ses vérités sur sa cible « Le recteur a oublié qu’il était étudiant.Violenter les étudiants, c’est décourager les parents à laisser venir leurs enfants dans les universités.L’étudiant est l’incarnation du savoir. Un parent n’ose pas tirer à bout portant sur son fils ».
Face à la recrudescence des violences et à la multiplicité des différends entre étudiants et autorités universitaires ces derniers temps, Ahmeth propose un comité de discipline créé par les étudiants et pour les étudiants. « Il doit y avoir un comité de discipline les universités dirigé par des étudiants nommés par leurs camarades d’amphithéâtre. Et ce comité doit organiser périodiquement des assemblées. IL peut donner des avertissement à tout étudiant fautif en concertation avec une section chargée de la sanction qui sera pilotée par le recteur. Et les sanctions doivent être douces comme le retrait de la carte d’étudiant , le non-accès au restaurant et privation de bourses, entre autres ». Cependant Niasse n’écarte pas les lourdes sanctions si l’étudiant commet un délit. « Il doit être jugé comme tous les citoyens s’il commet un délit. Un voleur est un voleur, quel que soit son niveau, ses origines et par conséquent il doit être traduit devant la justice».

Idrissa SOW (Stagiaire)

jeudi 22 juillet 2010

POLITIQUE DE LIBERALISATION DE LA SONATEL

POLITIQUE DE LIBERALISATION DE LA SONATEL

Le syndicat de la sonatel dit niet

Ce sont des centaines de personnes qui ont pris d’assaut le boulevard Général De Gaulle pour protester contre la politique de libéralisation de la Sonatel.Il critique Global Voice de vouloir procéder à une surtaxe des communications internationales. A cet effet Ie syndicat de la Sonatel a organisé hier soir une marche.



Grande affluence à la place de l’Obélisque hier soir. Ce sont des centaines personnes qui ont pris d’assaut ce lieu. Des tee-shirts à l’effigie de la sonatel en abondance. Mais il faut suer sang pour s’en procurer. Des hommes et femmes de tout âge qui courent de gauche à droite pour en avoir malgré la canicule .Il fallait attendre quelques minutes pour le départ de la marche. Direction Rts.Des coups de sifflets et de klaxons de voiture à vous rendre sourd. Mais le coup en vaut al chandelle pour ces gens. Désemparés et ne sachant à quel se vouer n’ont qu’un seul mot à la bouche : « Halte à Global Voice et l’Artp » Craignant la dégradation de leurs conditions de travail, le personnel de la Sonatel se dit prêt à se faire entendre. Et cette marche n’est qu’un des plans d’action pour dissuader Global voice de sa volonté d’imposer aux Etats africains une surtaxe sur les communications internationales. Selon Mamadou Aidara Diop secrétaire du syndicat de la Sonatel « Ce qu’un plan d’action. Nous avons déposé un préavis de grève. Si l’Etat ne réagit pas nous allons organiser une grève générale. « Vive la Sonatel ! En bas Global voice ! En bas Artp ! » Scandaient les membres du syndicat de la Sonatel sous une forte escorte policière. Une marche qui a enregistré une forte mobilisation. Des délégations syndicales du Mali, de la République démocratique du Congo, du Burkina Faso, de la Mozambique, de l’Afrique du Sud, de la Suisse et des gens de l’opposition notamment Abdoulaye Bathily Barthelemy Dias et Magatte Thiam du Pit…ont marqué l’événement. Des jeunes qui courent dans toutes les directions pour distribuer des tracts aux passagers des bus Dakar DEM DIKK et à quelques curieux. Causant du coup un énorme embouteillage au niveau du boulevard Général De Gaulle, obligeant du coup les voitures à défier du coté de Colobane.Arrivée à hauteur du centenaire la foule s’est arrêtée pour donner la parole au responsable du Pit.Selon Magatte : « Aucun pays n’a le droit de brader les ressources nationales. Cette marche est à saluer. Il ne faut pas laisser des groupes come Global Voice prendre en otage des milliers d’employés ».Et la caravane de continuer son chemin. Après quelques de marche malgré la forte chaleur qui sévit, la parole sera donnée à El hadji Niang de la Ligue des consommateurs.D’un ton sec Niang déclare que l’Etat est entrain de mettre à genou l’économie sénégalaise. Et Niang de poursuivre : « La Sonatel est la seule société qui s’investit le plus dans le social .Ce combat est celui de tous les sénégalais. S’attaquer à la Sonatel, c’est s’attaquer aux intérêts des sénégalais».Et la foule de filer vers la Rts avant de donner la parole à Modi Guiro de la Cnts. « Si la politique du gouvernement aboutit, ce sont des milliers d‘emplois qui seront menacés. Ces prédateurs ne mettent en avant que leur propre intérêt » a-t-il laissé entendre. Et Guiro d’aller plus loin : « Il ne peut y avoir de stabilité sociale s’il n’y a pas de dialogue social ».C’est l’arrivée à destination sanctionnée par l’hymne de la solidarité.

Idrissa SOW (Stagiaire)

MAMADOU AIDARA DIOP SECRETAIRE GENERAL DE L’INTERSYNDICALE DE LA SONATEL

« Votre soutien nous aiderait à annuler ce décret pour l’intérêt de la nation »


Mamadou Aidara Diop le secretaire de l’intersyndicale de la Sonatel,est categorique. « L’Intersyndicale des travailleurs de la Sonatel rejette avec la dernière énergie le projet du gouvernement d’impliquer le groupe Global Voice dans le giron de la Sonatel ».Il demande l’annulation du décret N°2010 -632 du 28 mai 2010.Conscient de cette tache Diop appelle tous ses compatriotes à le soutenir. « Votre soutien nous aiderait à annuler ce décret pour l’intérêt de la nation ».Il rejette la surtaxe sur les communications internationales. « Le fixe passera de 65 F à141 F HT la minute et le mobile de 92F à 141F HT la minute », précise t-il. A l’en croire, « cette surtaxe sera supportée les consommateurs et les immigrés. Ce qui est anormal, c’est qu’elle sera partagée par l’Artp et Global Voice qui ne cherchent qu’à gaspiller l’économie sénégalaise ».Toujours selon Diop la Sonatel verse plus 125 milliards au Trésor public par an et crée 2500 emplois directs et 50.000 indirects. Il s’active dans des actions de solidarité comme al santé, l’éducation, le sport... ».Une raison de plus pour qu’il appelle à la consolidation du secteur des télécommunications.

De plus Mamadou Aidara Diop révèle « On a déposé un préavis de grève. Si l’Etat ne réagit pas, nous organisons une grève générale ».

I. SOW (Stagiaire)